Profitez pleinement de votre appartement ou villa à Empuriabrava ou Rosas, en visitant la maison de Salvador Dali à Portlligat (Costa Brava)
Profitez pleinement de votre appartement ou villa à Empuriabrava ou Rosas, en visitant la maison de Salvador Dali à Portlligat (Costa Brava)
04/06/2014

Portlligat, un petit village en bord de mer, où trés peu de maisons, villas et appartements ont été construit, non loin d'Empuriabrava et de Rosas. L’actuel musée-maison de Salvador Dali à Portlligat, Cadaqués, a été le refuge et le domicile fixe de l’artiste de l’Empordà. Il y a vécu et travaillé jusqu’à son installation dans son château de Púbol en 1982, dernier cadre de sa créativité et mausolée de sa muse et compagne Gala. Avant 82, Dali n’a quitté Portlligat que durant la guerre civile espagnole et la seconde guerre mondiale, entre 1936 et 1948 et durant les mois d’hiver, qu’il passait généralement à Paris ou à New York.

Les fondations de la profonde relation qu’il a entretenue avec Cadaqués avaient déjà été posées dans son enfance. Il passait chaque été avec sa famille dans leur maison d’Es Llané, au bord de la mer. Dans ses écrits, spécialement dans son autobiographie « La vie secrète de Salvador Dali » et ses journaux intimes de jeunesse, Dali parle souvent de ses jours heureux à Cadaqués, endroit où il a pu librement laisser cours à son tempérament d’artiste, loin de la routine de ses études à Figueres. Son désir, depuis l’enfance, de devenir artiste surréaliste le poussa à rechercher les lumières et les couleurs de cet environnement unique. C’est à Portlligat qu’il les trouva. Les travaux de transformation des baraques de pêcheurs de Portlligat, terminés en 1929, trouvèrent partiellement leur origine dans sa relation amoureuse avec Gala. Ils acquirent d’abord une première maison de pêcheurs de 22 mètres carrés, qui, au cours des quarante années suivantes, se transforma, avec d’autres, en une demeure adaptée à leurs besoins et exigences. « Comme une structure biologique (…) une nouvelle cellule, une nouvelle chambre est ajoutée en fonction d’une nouvelle impulsion vitale », déclara Dali en définissant sa construction comme une structure labyrinthique qui, à partir d’un point d’origine, le « vestibule de l'ours », se disperse et ondule au gré d’une succession d‘espaces reliés par d’étroits corridors, des petits dénivelés et des voies sans issue. Ces espaces abritent d’innombrables objets et souvenirs de Dali : tapis, fleurs séchées, tapisseries de velours, meubles anciens, etc. En outre, toutes les pièces possèdent des fenêtres, de formes et de proportions différentes, qui encadrent le paysage et l’atmosphère de la baie de Portlligat comme des peintures.

La maison est divisée en trois zones fonctionnelles. La première partie est réservée à la vie privée de Dali et comprend un jardin d’hiver, une bibliothèque, le salon ovale, une chambre et une salle de bain. L’atelier et le pigeonnier forment le refuge créatif de Dali, où il se consacrait à son activité créatrice. Le patio intérieur et la piscine sont les endroits où Dali accueillait les invités et le public. Dans son studio, l’artiste a créé de nombreuses œuvres, dont certaines de grandes dimensions, telles que les deux versions de La Madone de Portlligat (1949 and 1950), Le Christ de Saint Jean de la Croix (1951), La Cène (1955), La découverte de l’Amérique par Christophe Colomb (1958-59), La bataille de Tétouan (1962), L’Apothéose du Dollar (1965), La Pêche au thon (1966-67) et Le Torero Hallucinogène (1969-70).

L’ouverture de sa maison privée en tant que musée, en 1997, a fourni l’opportunité à la Fondation Gala-Salvador Dali, de donner accès au monde privé de Dali aux amateurs de son art, dans l’un des plus beaux endroits de la Costa Brava. Il en va de même pour le Château Púbol et le Théâtre-musée. Le but est de permettre aux visiteurs de découvrir un grand nombre de petits détails qui leur permettront de mieux comprendre la personnalité de Dali et son époque. Tout ce que Dali a laissé derrière lui dans chaque recoin de sa demeure forme un document biographique : les peintures, la multitude des objets, qui nous donnent un aperçu du processus créatif de l’artiste, les plus de 3.000 livres de sa bibliothèque, répartie dans toute la maison, l’omniprésence de Gala qui se manifeste dans nombre d’éléments décoratifs et enfin, la lumière et le paysage, qui grâce à la sagacité architectonique de Dali envahissent tous les coins et recoins de la demeure. Comme Josep Pla l’a dit un jour en faisait référence à la maison: “Elle ne renferme pas seulement les souvenirs, les passions et les idées fixes de son propriétaire. Elle ne contient rien de traditionnel, aucune hérité, rien de répété ou de copié. Il s’agit d’une mythologie personnelle et indescriptible ».